Un témoignage du 19 décembre 2013

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Après une homologation d'une convention de divorce obtenu grâce au processus collaboratif, une femme a souhaité témoigner :
"Je m'étais tournée vers le droit collaboratif car je voulais absolument éviter le conflit. Ce mode opératoire permettait qu'on se le dise et que nous nous donnions toutes les chances de trouver un accord qui convienne à tous. Savoir que le notaire était également formé à cette forme de droit était une garantie de plus qui nous a permis à chaque étape d'être complètement transparents. J'ai particulièrement apprécié que nous ne commencions pas par parler d'argent. La première réunion à 4 a été consacré aux enfants, à ce que nous souhaitions pour eux, et donc à parler de ce qui nous rapproche. Elle a permis à chacun d'exprimer ce qui compte le plus pour lui ou qui l'inquiétait le plus, que ce soit par exemple en terme de principes éducatifs, ou la séparation pour la fête des mères/pères , ou le risque d'éloignement avec les longs voyage associés pour les enfants , ... On a fait le choix d'écrire des engagements que nous tenterions chacun de respecter dans la mesure du possible.
Sur le plan financier , nous avons toujours cherché un accord qui permette à chacun de se continuer à vivre et de se reconstruire en fonction de ce que nous sommes plutôt que de chercher l'égalité à tout prix. Par exemple,je suis plus inquiète sur la trésorerie que sur le patrimoine. Nous avons donc choisi qu'une partie de la valeur de la maison me serait versée tous les mois pour m'aider à régler le crédit immobilier plutôt que sous la forme d'un capital. De même, il a des revenus irréguliers, certains paiements ont donc été décalés dans le temps pour mieux s'adapter à ses flux de revenus.
Globalement, la procédure a été longue car nous avions besoin de ce temps pour bien vivre et accepter le divorce. Il n'y a pas eu de conflit, nous pouvons nous voir sans crainte de tension quand il le faut pour les enfants et chacun pense que la vie va pouvoir continuer."